Planification d'urgence

Un plan général d'urgence et d'intervention communal doit pouvoir, tout d’abord, à mon sens, reposer sur l'inventaire le plus complet possible des risques d'accidents prévisibles qui pourraient survenir sur notre territoire.

L'identification et l'analyse de ces risques nous sont très précieuses afin bien sûr de les prévenir, de la meilleure manière possible, mais aussi de les gérer en cas d'accidents qui mèneraient à une situation de crise.

A ce moment, le PGUIC doit nous permettre d'être le plus efficace possible pour gérer la crise et organiser la façon de limiter les conséquences d'un sinistre pour la population, l'environnement et de revenir, le plus rapidement, à une situation normale.

Notre PGUIC doit reposer sur une bonne connaissance du terrain. L'information et la communication sont des préliminaires essentiels à bien le construire. Ici, la vigilance de chacun est engagée ! Tous nous avons, en effet, notre rôle à jouer dans la construction de notre sécurité par l'avertissement de certains dangers potentiels.

Enfin, un PGUIC doit pouvoir compter sur le professionnalisme aiguisé des disciplines qui ont pour travail de veiller à notre sécurité. C'est la raison pour laquelle, la formation du personnel d'intervention est une priorité sur laquelle notre Commune a toujours porté la plus grande attention.

Nous l'avons compris, un PGUIC engage toute la Commune, il y va de sa sécurité. Il est toujours perfectible, il évolue avec son temps, à nous tous de l'améliorer encore et encore.

Jean-Luc BORREMANS, Bourgmestre.

L'arrêté royal relatif à aux plans d'urgence et d'intervention s'applique chaque fois qu'il y a ou qu'il peut y avoir un trouble grave de la sécurité publique ou qu'il y a une menace contre la vie ou la santé d'un grand nombre de personnes et également lorsqu'il faut éviter d'importants dégâts matériels ou en empêcher l'extension.

L'A.R. subdivise la planification d'urgence comme suit :

  • les plans d'urgence et d'intervention qui peuvent être généraux ou particuliers ;
  • les plans monodisciplinaires d'intervention ;
  • les plans internes d'urgence.

Phases de planification d'urgence

La plupart des événements fait l'objet d'une coordination opérationnelle au niveau communal entre les services d'intervention. Toutefois, la nature, l'ampleur et/ou les conséquences potentielles de l'événement peuvent justifier, notamment sur la base de la recommandation du directeur opérationnel, que cette coordination opérationnelle soit complétée par une coordination stratégique. Dans ce cas, la gestion peut s'effectuer à trois niveaux, appelés phases :
  • la phase communale, qui concerne l'intervention des services d'intervention lorsque l'ampleur de la situation d'urgence nécessite une gestion de celle-ci par le Bourgmestre ;
  • la phase provinciale, qui concerne l'intervention des services d'intervention : soit lorsque l'ampleur de la situation d'urgence nécessite une gestion de celle-ci par le Gouverneur , soit lorsque les conséquences directes de la situation d'urgence dépassent le territoire de la commune ;
  • la phase fédérale, qui concerne les situations d'urgence nécessitant une coordination ou une gestion à l'échelon national.

Le déclenchement d'une phase constitue une décision stratégique qui ne peut dès lors être prise que par l'autorité compétente, sans possibilité de délégation. Le passage d'une phase à une autre de même que la levée d'une phase s'effectuent de manière concertée entre les autorités concernées. Pour ce faire, la commune de Fleurus a été contrainte de désigner un fonctionnaire chargé de la planification d'urgence, qui est une des étapes fondamentales de la mise en conformité de la commune avec l'AR.

Madame Christine D'Agresta qui assure tout le volet secrétariat du service incendie, s'est vu confier cette fonction en 2007. Le fonctionnaire, en effet, bien plus qu'un simple secrétaire pour la cellule de sécurité (et du comité de coordination pendant la situation d'urgence), sera le point de contact communal pour la planification d'urgence et le véritable moteur de l'exercice des missions de planification d'urgence du bourgmestre. Sa tâche première sera de coordonner tous les travaux relatifs aux plans d'urgence et de la cellule de sécurité signale Madame Christine D'AGRESTA.

Dans un premier temps, il nous a fallu répertorier tous les risques et/ou lieux présentant un risque sur le territoire de la commune. On pense tout de suite à des structures d'envergure telles l'IRE, ou encore l'aéroport de Charleroi dont un bout de piste traverse l'entité, mais il faut avant tout prendre en compte les collectivités (les écoles, les homes, les crèches..) la voie ferrée, les autoroutes, … Car, il faut le savoir, des entreprises aussi spécifiques que l'IRE feront l'objet d'un plan particulier d'urgence et d'intervention.

Il faut par ailleurs inventorier l'ensemble des moyens de lutte dont nous disposons afin d'agir au mieux en cas d'urgence (moyens matériel, moyens humains, …). Là encore, il faut consigner les infrastructures où l'on pourrait momentanément déplacer des victimes. Par conséquent, lister les médecins, les infirmiers, les kinésithérapeutes, les pharmaciens, mais aussi les vétérinaires, les agriculteurs qui sont répertoriés sur le territoire de Fleurus sont des informations indispensables…, précise encore Madame D'Agresta.

Dès lors que l'urgence est déclarée, en phase communale, décision qui appartient au bourgmestre, cinq disciplines d'intervention sont susceptibles d'intervenir : les opérations de secours (service incendie - D1), les secours médicaux, sanitaires et psychosociaux (D2), la police du lieu de la situation d'urgence (D3), l'appui logistique (D4) et enfin l'information (D5).

Bien sûr cela implique un immense boulot de coordination et proactivité dans le chef de tous les acteurs présentant un risque. Il faut constamment être vigilent et attentif aux actualisations, car bien sûr tout est en mouvance. Par ailleurs, nous avons dû entreprendre un grand travail de sensibilisation à l'égard de la planification et encore aujourd'hui il n'est pas évident de faire entendre la nécessité de procéder aux exercices d'évacuation, etc.

Alerte à la population

Sept sirènes de type « SEVESO et nucléaire » sont installées dans divers endroits de notre entité afin de prévenir la population en cas d'incident :

  • Maison communale de Lambusart ;
  • Ecole communale de Wanfercée-Baulet, place Renard ;
  • Athénée Jourdan, rue du Lycée ;
  • Route de Mellet, 89 ;
  • Ecole communale, rue Roi Chevalier ;
  • Logement social, rue de la Paix, 4 ;
  • Ecole communale de Heppignies, rue Arthur Oleffe.

Le premier jeudi du premier mois de chaque trimestre, soit les 7 janvier 2016, 7 avril, 7 juillet et 7 octobre 2016 entre 11h45 et 13h15, ces sirènes sont soumises à un test sonore. Un signal d'alerte NBC (Nucléaire, Bactériologique, Chimique) strident et modulé est alors émis et répété. Un message parlé « Signal d'essai » est ensuite diffusé.

Le numéro gratuit 0800-94.133 sera disponible toute la semaine du test, de 9 à 16 heures, pour toutes informations complémentaires sur les essais. Également par courriel : alerte@ibz.fgov.be.

Les bons réflexes en cas d'alerte réelle

En situation réelle, si les sirènes devaient être actionnées, les toutes premières dispositions sont :
  • Rentrer ou rester à l'intérieur;
  • Fermer portes et fenêtres (et couper la ventilation);
  • Écouter les médias pour plus d'informations et de conseils;
  • Éviter de téléphoner (la surcharge du réseau téléphonique peut gêner les secours);
  • Laisser vos enfants à l'école (ils sont entre de bonnes mains).

Pour en savoir sur le réseau d'alerte des sirènes : centredecrise.be/fr

Service communal de Planification d'urgence, tél : 071/820 293.