Le Collège communal de la Ville de Fleurus informe les intéressés que le budget de la Ville, pour l'exercice 2011, arrêté par le Conseil communal, en séance du 20 décembre 2010, est soumis à l'inspection du public, à la Recette communale, du 23 décembre 2010 au 5 janvier 2011.
Le budget 2011 affiche, à l'ordinaire, des montants de 22.966.838,61 € en recettes et de 22.868.668,06 € en dépenses. Ces prévisions dégagent donc pour l'année à venir, un boni de 98.170,55 €.
Dans un contexte socio-économique qui reste difficile pour l'ensemble de nos concitoyens, la préoccupation première du Collège communal dans le cadre des travaux budgétaires 2011, a été de maintenir l'ensemble des taxes et redevances aux niveaux inchangés de 2009 et 2010.
Deux remarques particulières. La première porte sur l'impôt des personnes physiques et les additionnels au précompte immobilier. La seconde a trait à la taxe relative à la collecte et au traitement des déchets ménagers.
Pour ce qui concerne l'IPP et les additionnels, on remarquera que les taux sont restés identiques à ceux des douze années précédentes au moins. Et ce, malgré la manœuvre trop fréquente qu'adoptent les autres niveaux de pouvoirs ou institutions publiques et privées de transférer aux communes le poids de charges financières de plus en plus conséquentes qu'ils ne peuvent ou ne veulent plus assumer (zone de police, zone d'incendie, refinancement de holdings financiers, restructuration de certaines intercommunales, etc.).
Quant à la taxe sur la collecte et le traitement des déchets ménagers, rappelons que les dispositions légales prévues par le décret du 22 mars 2007 modifiant le décret du 27 juin 1996 relatif aux déchets et son arrêté d'exécution du 5 mars 2008, nous imposent d'appliquer le coût-vérité. Toutefois, dans un souci d'en atténuer l'impact sur la charge fiscale des citoyens, l'an dernier déjà, le Collège communal avait pris l'option d'appliquer cette obligation légale de manière progressive. Ainsi, pour 2010, le taux a-t-il été limité aux 85 % minimum. La montée en puissance devant se poursuivre jusqu'en 2013 pour atteindre alors les 100 % imposés. Pour 2011, vu les bons résultats enregistrés dans la gestion des déchets, le taux de couverture a pu être porté à près de 95 % sans pour autant majorer le montant des redevances réclamées aux citoyens.
D'une manière générale, les travaux préparatoires à l'élaboration du budget 2011 se sont inscrits dans la même méthodologie que celle qui a guidé la structuration du budget 2010 et ses deux ajustements : une évaluation calibrée des recettes et dépenses prévisionnelles tenant compte d'une part, des droits antérieurs constatés et, d'autre part, des contraintes et des moyens d'actions financiers nécessaires à la mise en œuvre de la déclaration de politique communale.
Dans ce contexte, une des préoccupations majeures du Collège communal a été de maintenir, d'optimaliser, voire dans certains départements, d'amplifier le volume de l'emploi communal afin de garantir et même d'améliorer dans la mesure du possible la qualité des services rendus à la population.
Au niveau des transferts vers d'autres structures para-communales, soucieux de garantir la sécurité des personnes et des biens sur le territoire de l'entité, le Collège communal a, cette année encore, augmenté très sensiblement la dotation à la zone de police : près de 10% d'accroissement par rapport à la dotation de 2010.
Très sensible également à l'impact négatif important de la conjoncture socio-économique actuelle sur le niveau de paupérisation d'une partie de plus en plus large de la population, le Collège communal a opté pour une majoration de la dotation au CPAS d'environ 1 % par rapport à 2010. Il traduit de la sorte son soutien attentif à l'action sociale multisectorielle développée par le CPAS.
Enfin, nonobstant ce contexte budgétaire difficile, il convient également de mettre en évidence l'effort réalisé par le Collège communal en termes d'investissements destinés à satisfaire au mieux les besoins en matière d'infrastructures.
Un montant de 7.677.850,00 € sera ainsi engagé, le plus rapidement possible en fonction de l'état d'avancement des études, pour la mise en œuvre concrète de différents projets touchant principalement des bâtiments communaux ou le domaine public, notamment au niveau de l'enseignement, la voirie, l'éclairage public, la sécurité, le sport, le monde associatif, la jeunesse ou encore l'aide aux personnes.